7ème entraînement - 6 mai 2010

Le temps doux et extrêmement agréable qui a prévalu les 10 derniers jours précédant notre 7ème entraînement avait laissé à chacun de nous, la douce impression que le printemps régnait en maître désormais, et quÂ?enfin, nous étions arrivés au bout de cet hiver sans fin. Plus jamais sans doute nous nÂ?aurions à affronter les morsures du gel et les frimats, place maintenant à la douceur, à la verdure, au soleilÂ? Et bien non, que nenni ! Avec malice, Bonhomme Hiver a tenu à se rappeler une dernière fois à notre souvenir !

 

CÂ?est tout sec et bien emballé sous nos Kway ou capes de pluie, que nous avons quitté Solwaster à 17 h09. Il pleuvait, mais certes pas de quoi faire renoncer un gars Lopet.

 

Après une marche dÂ?environ 1h30, quelque 8,200 Km nous avaient porté dÂ?un pas leste au sommet du plateau des Fagnes, et nous nous sommes accordés une première halte dans un sympathique abri de promeneurs qui bordait une rivière. Premier constat : il pleuvait toujours, il faisait plus froid, mais nous tenions résolument le coup.

 

Nous reprirent alors notre beau chemin en direction de Malmédy, le tout à travers bois, et après avoir dévalé la superbe vallée de la Warche, nous avons rejoint la maison de mes beaux-parents où nous attendait vers 22h un excellent spaghetti des plus revigorants. Pas le temps de gloser sur nos déjà 22 kms parcourus, ou encore dÂ?admirer le superbe pyjama de mon beau-père (photos disponibles sur demande), Bernard entendait bien nous faire rentrer pour 3h du matin ! Nous réenfilâmes donc nos équipements un peu séchés, et repartîmes dans la pluie ( !) en direction de Waimes, en suivant le tracé du Ravel encore en cours dÂ?aménagement. De là, direction Walk pour une nouvelle petite pause dÂ?une vingtaine de minutes lors de laquelle Chantal et Pierre nous apportèrent une bonne soupe chaude. Il était alors 1h du matin bien sonné et nous avions parcouru quelque 33,400 km.

 

En réalité, le plus dur nous attendait. Non seulement il pleuvait toujours, mais le froid était maintenant piquant et le brouillard augmentait à mesure que nous nous rapprochions du Signal de Botrange. Marc et moi, les deux romantiques du quatuor, étions à ce moment complètement désorientés mais nous serions incapables de dire si cÂ?était en raison de la météo ou de la nature de notre conversation. (A mon avis, un peu des deux Â?).

 

CÂ?est donc vers 3h40Â? que nous avons atteint le Mont Rigi (au km 43,2) pour une ultime pause café avant dÂ?entamer la descente à travers Fagnes vers notre village. Le froid, le brouillard et la pluie incessante jouaient de concert pour tenter de faire fléchir notre moral qui restait, lui, résolument au beau fixe !

 

Peu avant 6h00, nous sommes arrivés à proximité de Maison Fagnes où nous avons eu le bonheur de découvrir une harde complète de cerfs et de biches qui broutaient dans les prés : rare et belle rencontre.

 

Dix minutes plus tard à peine, à 6 h08Â?, nous nous sommes séparés au pied du Thier en ayant parcouru un très bon 53 km, Â? donc 52,5 sous la pluie !!

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